» LAS MARIPOSAS « 

Le 25 Novembre 1960, où le jour ou les sœurs Mirabal : Patria, Minerva et María Teresa, se sont faites assassinées par les hommes de mains de Rafael Trujillo en République dominicaine car opposantes de son régime, elles le défiait ouvertement et se jouaient de lui en public, ce qui n’avait pas pour habitude de lui plaire.

Manipulation, intimidation, torture, peine de prison… Les Mariposas ( papillons en espagnole ), ont lutté pour le droit des femmes tout au long de leur vie, en prônant la révolte et la rébellion lorsque le gouvernement et ses sbires tentaient de les soumettre à leur régime mais surtout à leurs désirs !

Eh oui car à la base de cette histoire sordide, se cache l’intérêt malsain d’  » El Jefe  » pour l’une de soeurs Mirabal, Minerva, qui depuis le début du harcèlement du dictateur, n’aura cessée de le repousser et de l’humilier en public.

Après bon nombres d’arrestations, et surtout de coups d’états de la part de ces Héroïnes, le dictateur commandera à ses sbires leur assassinat, le 25 Novembre 1960, alors que celles ci se dirigeaient à la prison pour rendre visite à leur maris respectifs enfermés sur une décision de Trujillo.

Tuées à coups de machettes, et jetées d’une falaise dans leur Jeep, elles deviendront depuis ce jour, les nouveaux symboles de l’opposition aux visages de filles,femmes,mères, et épouses auquel le peuple s’identifiait, et croyait, ce sera d’ailleurs pour cela que leurs visages seront imprimés sur les billets de 200 pesos.

Le 30 Mai de l’année suivante, c’est  » El Jefe  » qui trouvera à son tour la mort, criblé de balles par des militaires dominicains. Cette figure de terreur, remplacée par Joaquín Balaguer après son assassinat, aura fait planer sur la République Dominicaine un spectre sordide que aujourd’hui encore, nous célébrons au travers des figures, qu’il a fait assassiner.

Mais ne soyons pas hypocrite au point de croire que cela n’existe plus, et que ces 3 sœurs, étaient des cas de figures isolés, car aujourd’hui nul besoin d’être un dictateur pour pouvoir commanditer, ou violer/assassiner sa compagne, son épouse, sa fille,  en témoignent les 123 féminicides connus, de cette fin d’année 2017. Oui, précisons,  » connus » car combien d’accidents, d’incidents, de crimes commis ne sont jamais reconnus et laissent disparaître des femmes martyres dans l’ombre la plus totale, à l’abri des médias, et des relayeurs d’informations lambda.

Aujourd’hui est une sombre journée que nous célébrons malgré tout en mémoire des Soeurs Mirabal, et à toutes les femmes du monde qui ont succombés sous les coups de leur conjoint, d’un amant trop orgueilleux et possessif, où d’un courtisan paranoïaque à qui le pouvoir à fait perdre la tête.

Nous menons un combat lourd de sens, et qui implique dans l’avenir, un changement radical des mentalités au plus vite, pour avoir enfin une reconnaissance physique, sociale, et humaine par rapport aux hommes, nos égaux les plus complémentaires.

 

Source principale ; Le Monde. Pénélope Bagieu. Image Numiscollection.com 

 

 

 

 

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