L’attirance est elle une obligation de consentement ?

 » Ce que je porte, donne t-il un signal, et donc le droit aux hommes de me toucher, alors que je ne le désire pas. « 

  • Si tu veux pas qu’on te touche tu n’as qu’à pas mettre de short.
  • Elle m’a montré ses seins toute la journée, normale que je finisse par y mettre la main nan.
  • Ses fesses sont trop rondes, dés que je les ai vues j’ai ressenti le besoin de les touchers.
  • Elle ne devrait pas s’habiller comme ça, c’est tout, c’est un appel au viol.
  • Je la trouve sexuelle avec cette tenue, on a juste envie de se servir.

Mais quel calvaire… C’est déprimant tout ce qu’on entend   » à cause d’une tenue.  » Je met bien les guillemets car, non ce n’est pas à cause d’une tenue mais bel et bien d’une éducation car tout part de là. Un homme bien élevé, qui respecte mère et sœurs, sait qu’on ne catégorise pas une femme sur ses habits jugés trop courts, ni que l’on doit ou non, ce permettre de la toucher sans son consentement car après tout, une femme nue devant un homme au milieu d’une rue passante doit elle forcément être consentante ?

Ce qui voudrait dire que la nudité en elle-même consent, par un code certain, à une relation physique ? La liberté d’action d’une femme serait donc limitée, à peu de chose. Habillé, pas de sexe. Nue, sexe. Waouh, très primaire comme façon de penser. Primitive, même.

A ça, je ne dirais qu’une chose ou peut être un peu plus, mais rappelons juste que personne ne regarde ou ne détail la façon qu’un homme à de s’habiller car aucune femme, exception faite, ne se permet de  » foutre une main au cul à un homme  » ou de siffler quand il passe devant elle. C’est très masculin comme comportement, enfin non, même pas, c’est puéril et irrespectueux, c’est juste très mal élevé.

Un homme, un vrai ne fait pas ce genre de chose. Il met la femme en valeur et la protège, n’ayant pas peur de la voir s’épanouir et prendre de l’ampleur autour de lui. Il cherche à la mettre en avant, sans trop lui laisser prendre de risque, et ce genre d’homme mesdames, ne cours plus les rues. Nombreux sont ceux qui pensent que tout leur est du, et que tout semble tourner autour d’eux et de leurs envies.

L’égoïsme que cela véhicule met juste en évidence une objetisation constante de la femme, laissant croire qu’elle ne sait pas réfléchir seule, et donc qu’elle a besoin que l’on prenne les décisions à sa place. Faux. Encore, une fois ces stéréotypes très ancrés ternissent une image mise en avant par une société à forte tendance patriarcale. Dommage, mais nous, on s’en est rendu compte.

Une des forces de la femme est son indépendance, et sa façon d’appréhender le monde. Elle a des droits, ainsi qu’une voix, et devrait donc n’avoir aucun problème sur son style vestimentaire ou ses habitudes quotidiennes. La force de l’homme, une des plus représentative en tout cas, est la solidité du soutien qu’il transmet aux autres.

L’être humain dans sa généralité est bon, il ne naît pas mauvais, il le devient, quand il est abusé par les autres et qu’on lui manque de respect dans la plupart du temps. Il faut apprendre à pardonner et avancer avec les aléas de la vie et sans garder toute la négativité du passé en soi.

Le vrai désir, ou l’attirance réelle du moins, est partie intégrante du respect et du consentement de la personne tant convoitée. Sans respect, aucune relations fiables, ne peut tenir. Chacun devrait avoir la liberté de faire ce qu’il veut sans avoir une quelconque crainte de jugement de la part des autres.

 » La liberté des uns s’arrêtent, ou commence celle des autres.  » John Stuart Mill

 

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